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Les portes, les fenêtres et les lucarnes

Si les ouvertures - portes, fenêtres ou lucarnes -  sont des éléments essentiels pour l'accès, la ventilation et l'apport de lumière dans la maison, elles sont aussi des éléments primordiaux en ce qui a trait à son caractère patrimonial. Aussi faut-il accorder une attention particulière aux interventions qui les concernent, tant en matière de restauration qu'en matière d'entretien ou de remplacement.  

Les portes

Les modèles de portes extérieures se déclinent à l'infini suivant les goûts des propriétaires et l'habileté du menuisier qui les a fabriquées. La porte principale d'une maison étant souvent le reflet du statut social de son occupant,  il va de soi qu'une attention très particulière lui ait été portée et qu'une multitude de détails originaux soient apparus au fil des ans.   

Les principaux modèles de portes sont :

           
Cloutée                        À panneaux                  À panneaux                À panneaux et vitrage

        
Contre-porte               Contre-portes à deux vantaux                         Moustiquaire

La porte cloutée. La porte cloutée est constituée de deux rangs de planches, un à la verticale et l'autre à l'horizontale. On la retrouve sur les maisons d'inspiration française. Comme elle est très rare, il faut impérativement la conserver ainsi que sa quincaillerie forgée à la main quand elle subsiste.

La porte à panneaux. La porte à panneaux est constituée de panneaux installés entre des montants et des traverses. Elle se retrouve surtout en façade des maisons néoclassiques. Souvent elle est entourée de fenêtre ou d'une imposte pour éclairer l'intérieur de la maison.

La porte à panneaux et vitrage. La porte à panneaux et vitrage est une porte à panneaux où les panneaux supérieurs ont été remplacés par du vitrage. Le vitrage est souvent divisé en carreaux, parfois nombreux, parfois il est simplement divisé en deux ou trois parties.

La contre-porte. La contre-porte, aussi nommée porte double, est apparue vers le début de XIXe siècle. Elle a pour fonction d'assurer une meilleure protection contre le froid et aussi d'éviter, au moins partiellement, le givrage des vitres. L'efficacité de ce système n'a été dépassée que très récemment par des portes dont la technologie est très différente. On remplace souvent la contre-porte par une porte moustiquaire en été.

La porte à deux vantaux est relativement fréquente à Deschambault-Grondines. Son usage est cependant plus courant dans le cas de la contre-porte; la porte moustiquaire lui correspond alors généralement. 

Les fenêtres

Les fenêtres traditionnelles les plus courantes sont les fenêtres à battants, les fenêtres à guillotine, quoique moins répandue chez nous, et les fenêtres à imposte. La plus répandue est sans contredit la fenêtre à battants comprenant deux vantaux qui s'ouvrent vers l'intérieur et sont fixés au chambranle avec des pentures. Les vantaux s'imbriquent l'un dans l'autre grâce à un système de moulures appelé gueule-de-loup.

        
Petits carreaux      Grands carreaux     Guillotine                  Imposte

La fenêtre à battants se retrouve sur les maisons d'inspiration française dès le début de la colonie. Jusqu'au XIXe siècle le nombre de carreaux par vantail restera le même, soit : 10 à 12 carreaux au rez-de-chaussée, 4, 6 ou exceptionnellement 8 carreaux au grenier (dans les murs pignons et parfois dans les lucarnes).

Dès la première partie du XIXe siècle, des changements technologiques permettent de fabriquer des plaques de verre plus grandes. On peut remplacer quatre carreaux par un seul. Les avantages reliés à ce fait sont nombreux. La corvée de nettoyage est réduite d'autant et la luminosité à l'intérieur de la maison est beaucoup plus grande. Les petits carreaux sont donc changés progressivement à partir de cette période. Comme le verre coûte très cher, rares sont ceux qui peuvent se permettre de changer tous les carreaux en même temps. Les fenêtres de la façade, la plupart du temps orientées au sud, sont donc privilégiées dans les premières étapes de ce remplacement. Les fenêtres à trois carreaux par vantaux apparaîtront donc avec la maison de transition franco-québécoise et sont encore aujourd'hui les plus couramment utilisés.

La fenêtre à guillotine, qui a fait son apparition à Londres dès 1700, s'est répandue au Québec, surtout dans les régions colonisées par les Anglo-saxons. Ce modèle de fenêtres se retrouve aussi sur les maisons d'influence américaine, comme la maison Nouvelle-Angleterre. La fenêtre à guillotine est assez peu répandue dans notre territoire.

Le début du XXe siècle voit l'arrivée de la fenêtre à imposte. Il s'agit d'une fenêtre à battant surmontée d'une partie fixe appelée imposte. La hauteur des maisons ayant augmentée, les plafonds vont parfois jusqu'à 10 pieds de hauteur, l'imposte permet d'équilibrer les volumes et de faire entrer plus de lumière dans la maison.

Les lucarnes

La lucarne est une ouverture pratiquée dans le toit d'une maison pour donner de la lumière à l'espace sous les combles. La façade de la lucarne doit toujours être dans le prolongement du mur qui la supporte. Une lucarne construite plus haut dans la pente du toit risque de déformer le toit par son poids en plus de contrevenir à l'esthétisme de nos ancêtres pour qui la notion d'équilibre reposait, la plupart du temps, sur des fondements liés à l'expérience et à la pratique.

La distribution des lucarnes sur le toit est aussi importante. Quoiqu'on en trouvait rarement sur le toit des maisons d'inspiration française, les lucarnes pouvaient y être disposées de façon asymétrique. Pour tous les autres types de maison, la symétrie est de rigueur. 

       

Recommandations générales

Il faut absolument privilégier la conservation des portes et des fenêtres anciennes. En les préservant, en les entretenant ou en les réparant, on préserve l'authenticité du caractère de la maison tout en obtenant de bons résultats en matière de rendement énergétique.

Il faut éviter de briser la symétrie et l'harmonie existant entre les portes, les fenêtres et les lucarnes. Quand le remplacement de certains de ces éléments est incontournable, le respect de l'emplacement original des ouvertures, l'alignement de leur partie supérieure et le type de chambranle utilisé de façon uniforme sur tous les murs sont toujours garants du maintien de cette harmonie. 

Dans les cas où le remplacement d'un ou de plusieurs éléments est inévitable, il faut impérativement choisir un modèle correspondant aux modèles anciens. Un seul modèle de fenêtre, décliné dans les différentes dimensions que nécessite leur emplacement, devrait être utilisé pour toute la maison. Il faut aussi éviter de changer des fenêtres à battants par des fenêtres coulissantes ou à guillotines ou encore par des fenêtres surdimensionnées. Il faut aussi éviter d'utiliser de fausses baguettes, de bois, de métal ou de PVC, pour imiter les carreaux.

Il faut  privilégier l'utilisation du bois sur ses imitations. Les portes et les fenêtres recouvertes d'acier ou de PVC par exemple, bien qu'elles nécessitent moins d'entretien, ont une durée de vie limitée et, de ce fait, leur utilisation est peu rentable à moyen et à long terme. De plus, elles enlèvent beaucoup de cachet aux maisons anciennes parce qu'elles sont incompatibles avec leur caractère traditionnel.

Il faut éviter de laisser les portes et les fenêtre au bois nu ou de les vernir, qu'elles soient neuves ou qu'elles aient été décapées. Les rayons ultraviolets feront vieillir le bois prématurément; cette façon de faire ne correspond de plus en rien aux usages traditionnels. 

En ce qui a trait aux lucarnes, elles doivent toujours être proportionnées à la grandeur du toit. Une lucarne trop grosse donne l'impression d'écraser la maison, trop petite, elle s'y perd. Ainsi, la grande lucarne en chien-assis est à proscrire sur tous les styles de maisons anciennes. Le bâti de la lucarne traditionnelle brille par sa simplicité et sa légèreté. Aujourd'hui, des contraintes apportées par le souci d'isolation thermique amènent des complications. Il faudra opter pour les isolants minces et performants offerts sur le marché afin de conserver l'aspect de légèreté des lucarnes anciennes. Le toit de la lucarne a le même revêtement que celui de la maison. Quant aux côtés de celle-ci, ils auront généralement le même revêtement que la toiture. Dans le cas des revêtements de bardeaux d'asphalte, il sera toutefois préférable que les côtés de la lucarne présentent le même revêtement que les murs de la maison. La lucarne est souvent un élément décoratif important. Il sera souhaitable d'y apposer le même style d'ornementation que celui qu'on trouve dans les autres éléments de la maison.

Les chambranles

Le chambranle est l'ensemble des éléments qui constituent l'encadrement d'une porte ou d'une fenêtre. Il comporte une partie structurale : les pièces de bois auxquelles sont fixés les pentures ou les gonds des portes et les fenêtres, et une partie ornementale : les éléments de finition qui les encadrent et qui constituent la jonction entre l'ébrasement des ouvertures (l'épaisseur du mur couverte d'une planche) et le revêtement des murs, tant intérieurs qu'extérieurs.



                 

Les contrevents et les persiennes

Les contrevents, ou volets, sont les ancêtres des fenêtres doubles. Le rôle des contrevents était d'assurer une protection contre la menace extérieure, qu'il s'agisse des intempéries ou de personnes malveillantes, et de conserver l'intimité des résidants. Bien que leur usage soit encore courant en Europe, ils ont graduellement disparus chez nous. Les premiers modèles étaient construits avec de simples planches sur lesquelles on installait la quincaillerie nécessaire à les fixer au mur de la maison. Par la suite plusieurs modèles plus ou moins élaborés ont fait leur apparition.

Les persiennes apparaissent au XIXe siècle. Elles sont constituées d'un ensemble de lamelles de bois pivotantes permettant de filtrer la lumière et de garder la fraîcheur de la maison au cours de la saison chaude.

  

Recommandations

Lorsqu'on désire installer des contrevents ou des persiennes, il faut s'appliquer à reproduire un modèle ancien et à respecter les dimensions de la fenêtre à laquelle on les appose. Il faut éviter d'installer des contrevents trop petits ou de les installer à l'extérieur des chambranles, même quand on ne leur accorde qu'une fonction décorative.

Pour en savoir plus...

L'entretien des portes et des fenêtres

Les portes et les fenêtres traditionnelles en bois peuvent durer plusieurs décennies si elles font l'objet d'un entretien régulier; il s'agit certes du moyen de procéder le plus facile et le plus rentable. On doit procéder annuellement au nettoyage des surfaces extérieures de bois et de verre, souvent salies et défraîchies par les intempéries. Pour ce faire, l'utilisation d'une eau savonneuse est tout à fait approprié.  Puis, tous les cinq à huit ans, il faut procéder à un entretien plus en profondeur tel que décrit dans les lignes qui suivent.

Masticage des vitres

Le masticage des vitres améliore l'étanchéité de la porte et protège le bois de la pourriture. La vitre est déposée sur un lit de mastic dans le cadre bien propre qui la reçoit. Le petit boudin de mastic qui forme ce lit doit être suffisamment important pour que, au moment où on presse légèrement sur la vitre afin de la mettre en place, il ne reste aucun vide entre la vitre et le bois qui la supporte. Une fois la vitre en place, on pose les pointes de vitrier puis on dépose le mastic qui viendra former un angle de 45° entre la vitre et le bois du cadre.

Avant de procéder au masticage ou au remasticage, on doit d'abord enlever tout le mastic sec et friable à l'aide d'un couteau ou d'un grattoir. Puis, on nettoie soigneusement le bois des poussières et débris qui s'y sont accumulés avant d'appliquer un nouveau mastic. Il faudra aussi s'assurer que le mastic soit bien sec et durci avant de le peindre; habituellement, il faut compter quelques jours pour que ce soit le cas.

Le « mono » et toutes les autres pâtes synthétiques se trouvant sur le marché sont à proscrire. Ce qui semble une solution plus facile au moment de l'application posera de multiples problèmes lorsqu'on devra remplacer un carreau brisé. Il sera en effet pratiquement impossible d'enlever ce mono sans briser le bois de la fenêtre, et ce fait sera d'autant plus vrai lorsque le mono aura vieilli. De plus, le mono et les autres pâtes du même genre perdent beaucoup de volume sous l'effet du temps, ne laissant qu'une matière maigre et jaunie.

Nettoyage de la quincaillerie

Tous les ans, les pièces de quincaillerie doivent être soigneusement lubrifiées. Si, malgré cette lubrification, elles ne fonctionnent pas adéquatement, il faut les démonter pour les nettoyer et les dégager du surplus de peinture. Pour réinstaller la quincaillerie, il est préférable de réutiliser les vis d'origine. Cependant, il peut être nécessaire d'employer des rondelles d'ajustement ou des vis plus longues lorsque le bois du cadre ou des montants est usé. Quand le décapage de la quincaillerie est nécessaire,  on dilue une petite quantité d'un décapant commercial constitué d'hydroxyde de sodium (soude caustique) dans l'eau et on y laisse tremper les pièces pendant 24 heures; on les retire ensuite pour les brosser. Si la peinture colle ou s'il y a des dépôts de rouille, il faut frotter légèrement avec une fine laine d'acier. Puis, les pièces sont lavées vigoureusement à l'eau savonneuse, rincées et asséchées rapidement. Finalement, l'application d'un peu d'huile végétale permet de prévenir la rouille.

Étanchéité et solidité

Lorsque les joints entre les panneaux et les traverses ou les montants s'agrandissent parce que le bois s'est contracté, l'air peut s'y infiltrer. Il faut alors bien sceller ces joints à l'aide d'une pâte de bois avant de repeindre. Les assemblages lâches peuvent être solidifiés par l'ajout de chevilles de bois dur qui sont encollées et insérées dans un trou qui perce le tenon jusque dans la traverse.

Il faut aussi entretenir le matériau de scellement autour des cadres et des chambranles pour maintenir l'étanchéité des éléments d'encadrement. Pour ce faire, on utilise un produit monomère acrylique ou du ciment plastique.

Peinture

Les portes extérieures, les seuils, les cadres et les chambranles doivent être repeints régulièrement. La peinture constitue pour le bois la meilleure protection contre les intempéries. Selon la qualité de la surface sur laquelle on l'applique, elle peut durer de cinq à huit ans. Il convient donc de bien préparer la surface avant de la peindre.

Le vieillissement de la peinture

Les anciennes peintures étaient fabriquées à base d'huile. En vieillissant, ces peintures durcissent et deviennent friables. Le fendillement et l'écaillement sont les symptômes d'une peinture trop vieille qui ne remplit plus son rôle de protection. Son aspect farineux est souvent lié à une défectuosité du produit et son plissement est dû à une mauvaise application.

La préparation de la surface

En général, la surface à peindre doit être grattée minutieusement avec des outils qui ne risquent pas d'endommager le bois; des grattoirs que l'on garde tranchants remplissent habituellement bien ce rôle. Les fissures du vieux bois doivent être obturées avec de la pâte de bois. On ponce ensuite pour égaliser la surface et donner une bonne adhérence à la nouvelle peinture.

Le décapage du bois

Le décapage permet d'enlever une ou plusieurs couches de peinture détériorée, avant l'application d'une nouvelle finition; il permet aussi de dégager le joint entre le vantail et le cadre afin de faciliter le fonctionnement de la porte.

On doit éviter les techniques de décapage à l'aide d'une torche au propane ou d'un jet de sable. Dans le premier cas, le bois reste marqué de brûlures; dans le second, le grain du bois est exposé. Ces deux techniques altèrent la cohésion du matériau et diminuent sa résistance. Les surfaces planes peuvent être poncées avec prudence à l'aide d'une sableuse électrique. L'usage d'un décapant chimique ou d'un pistolet chauffant est de loin préférable aux autres techniques.

Pour décaper une porte, il faut d'abord la démonter, lui enlever toutes ses pièces de quincaillerie et protéger adéquatement ses vitres. L'application du décapant ou de l'élément chauffant permet ensuite d'amollir la peinture qu'on enlève délicatement avec des grattoirs, spatules, couteaux à bois, brosses et laine d'acier jusqu'à ce qu'on atteigne le bois ou une couche de peinture lisse. Il faut prendre garde de ne pas endommager le bois trop amolli et choisir les outils appropriés pour décaper les moulures et autres éléments sculptés de la porte.

Le traitement contre la pourriture

Avant de peindre, on peut traiter le bois neuf ou mis à nu contre la pourriture ou l'infiltration d'eau à l'aide de préservatifs qui imperméabilisent le bois. L'application de l'un de ces produits peut contribuer à prolonger de plusieurs années la durabilité de la peinture. On doit cependant attendre quelques jours avant d'appliquer la couche d'apprêt qui peut être à base d'alkyde ou de latex.

La nature de la couche d'apprêt

Quelle que soit la surface, il faut appliquer une couche d'apprêt pour lier la surface peinte à la couche de finition. Sur la vieille peinture ou sur une porte qui a déjà été peinturée à l'alkyde, même si elle a été décapée, on recommande un apprêt à l'alkyde car il assurera une bonne adhésion. Peu importe le type de peinture utilisée, il faut toujours lire et respecter les consignes fournies par le fabricant.

L'application de la peinture

Les fabricants de peinture fournissent des recommandations dont il faut tenir compte pour l'application de leurs produits. Pour un fini durable et esthétique, la pose doit être effectuée dans des conditions climatiques idéales, c'est-à-dire par temps sec et jamais en plein soleil. Une trop grande expostion au soleil a pour effet de faire durcir la couche superficielle de la peinture avant qu'elle ait adhéré à la surface et peut résulter en la formation de cloques.

Les peintures à l'huile

On classe les peintures selon la nature de la base liquide qui lie les pigments. Les peintures à l'alkyde à base d'huile ou de résine sont celles qui s'apparentent le plus aux peintures traditionnelles. Elles adhèrent bien à toute surface sèche et sont normalement très résistantes. Lors du séchage, qui peut durer plusieurs heures, elles dégagent cependant des vapeurs nocives. En vieillissant, elles durcissent et se contractent. Lorsqu'elles ne répondent plus aux mouvements du bois, elles se fissurent et se soulèvent.

Les peintures au latex

Ayant comme base une solution aqueuse, les peintures au latex ont moins tendance à fissurer, sauf lorsqu'elles sont appliquées sur un fond de peinture à base alkyde sans qu'un apprêt à l'alkyde n'ait été préalablement appliqué. Elles s'avèrent idéales pour le bois neuf car elles lui permettent de respirer. Lorsqu'on les applique sur du métal, il faut d'abord protéger celui-ci avec un apprêt afin d'éviter que l'eau contenue dans la peinture le fasse rouiller et que le fini soit taché.

Les teintures

Les teintures, à base de latex ou d'alkyde, contiennent moins de pigments. Elles pénètrent le bois neuf ou décapé en profondeur tout en laissant voir le grain. Elles protègent le bois efficacement mais doivent être appliquées plus fréquemment que la peinture. En revanche, elles se fendillent moins et s'écaillent moins.

Les vernis

Les vernis sont transparents et laissent passer les rayons ultraviolets du soleil qui détériorent le bois. Par conséquent, leur utilisation devrait se limiter aux éléments de bois qui demeurent à l'intérieur. De plus, comme anciennement on n'avait pas l'habitude d'appliquer le vernis sur le bois destiné aux usages extérieurs, cette façon de faire  n'est pas adéquate dans le cas des maisons traditionnelles.

Rendement énergétique

Il est facile d'augmenter le rendement énergétique des portes et fenêtres anciennes en utilisant des coupe-froid.

Les coupe-froid temporaires : Une première solution consiste à sceller les fenêtres chaque hiver avec des produits conçus à cet effet tels les rubans de mastic et les élastomères en tube. On peut choisir également de placer un coupe-froid comprimable dans les feuillures qui n'empêche pas d'ouvrir les portes ou le fenêtres. Le feutre et la mousse pré-encollée ne durent généralement pas plus d'un hiver. Toutefois ces mêmes matériaux peuvent résister au moins deux ans s'ils sont montés sur une baguette de bois clouée au cadre et si on ne les peint pas.

Les coupe-froid permanents : Plusieurs coupe-froid existent sur le marché mais nous privilégions pour des raisons évidentes celui qui n'est pas apparent. Par contre il nécessite une certaine connaissance en menuiserie pour son installation. (dessin et explications)

Les chambranles extérieurs participent grandement au caractère de la maison aussi est-il de toute première importance de les conserver. Il est important qu'ils soient tous identiques ou de même style.  Il en existe un grand nombre de modèles et de formats. Ils sont souvent peints d'une couleur contrastant avec celle des murs de la maison.