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La maison néoclassique québécoise
Début XIXe siècle fin XIXe siècle

  

À la suite de la découverte des ruines de Herculanum en 1719 et de Pompéi en 1748, l'Europe verra apparaître des modes inspirées de l'antiquité gréco-romaine. À partir du début du XIXe siècle, des éléments liés au courant néo-classique européen seront intégrés à l'architecture québécoise par des architectes la plupart du temps anglais. À Deschambault-Grondines, plusieurs maisons portent les traces de ces influences; les portails et les lucarnes en sont les exemples les plus éloquents.

Principales caractéristiques :

  • Bien dégagée du sol (présence d'une cave ou d'un vide sanitaire relativement important)  
  • Murs de pierre, de briques ou de bois recouverts de planches verticales, de planches à clin ou de bardeaux de bois
  • Toit à deux versant – pente de 45° (toit et avant-toit à pente droite, avant-toit débordant la verticale des murs, à l'arrière de la maison comme en façade)
  • Comble habité et présence de lucarne(s)
  • Ouvertures nombreuses et organisées de façon symétrique
  • Fenêtres à deux battants portant chacun trois grands carreaux
  • Présence de cheminées mais disparition progressive des âtres (apparition des poêles à bois)
  • Galeries parfois importantes, particulièrement en façade
  • Éléments décoratifs assimilables au classicisme (inspirés de l'antiquité grecque : frontons, colonnes ou pilastres avec chapiteaux, etc.)
  • Présence fréquente de la cuisine d'été (construction annexe reproduisant généralement le modèle du corps principal dans des dimensions plus modestes)

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Qu'est-ce que le surcroît des murs ?

Parmi les changements apportés à la maison d'inspiration française par les québécois, certains sont directement liés à l'usage. Il en va ainsi de l'utilisation presque généralisée du comble à des fins d'habitation. Pour créer un espace plus confortable à l'étage, on augmente la portion du carré qui dépasse le plancher de l'étage. Le surcroît est cette portion des murs verticaux qui se trouve au-dessus du plancher de l'étage. À peu près absent dans la maison d'inspiration française, il se verra augmenté dans la maison de transition franco-québécoise puis systématiquement intégré à la maison québécoise.

                               

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Qu'est-ce que le coyau ?

Le coyau est une pièce de bois triangulaire ou un élément de structure courbé qui, posé à la base du chevron, permet de faire excéder le toit de la maison au-delà des murs gouttereaux, les protégeant ainsi de l'eau de pluie, de la neige ou de la glace.

Tout petit ou inexistant sur la maison d'inspiration française, ses dimensions augmentent prenant parfois une forme courbe sur la maison de transition franco-québécoise puis sur la maison québécoise.

Le coyau peut parfois se rendre jusqu'à la moitié de la hauteur du toit. Le larmier peut alors se projeter suffisamment loin des murs gouttereaux pour couvrir la galerie. Cette façon de faire a pour résultat de donner une courbure élégante et distinctive au toit de la maison.

       
Sans coyau                                  Petit coyau                                  Grand coyau formant auvent                                   

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